Mémoire d’une starseed

Starseed2Je me suis réveillée la tête contre un sein, le liquide qui coulait dans ma bouche avait mauvais goût, je n’aimais pas ça du tout ! je me demandais ce que je faisais là. j’ai gigoté pour me sortir de là et j’ai entendu une voix, j’ai levé la tête et j’ai vu un visage, instinctivement je n’ai pas aimé cette personne. j’ai gigoté de plus belle, être contre ce sein m’horripilait.
Je voulais rentrer chez moi !

J’ai le souvenir frustrant de comprendre ce que les gens disaient et faisaient autour de moi, mais de n’avoir aucun moyen pour communiquer, je connaissais le language, je comprenais bien ce qu’ils disaient même si quelques mots me semblaient étranges, mais quand je voulais parler il n’y avait qu’un language incompréhensible qui sortait de ma bouche. je m’appliquais et j’essayais encore et encore mais rien à faire, je ne pouvais ni marcher ni bouger, ni parler pour me faire comprendre.

Quelques années plus tard ma mère désespérait car je ne mangeais rien, elle arrivait à grand peine à me faire avaler un peu de semoule et de la sole. Ce n’est pas que je n’aimais pas ce qu’on me donnait mais c’est juste que je n’avais pas faim. Je ne connaissais pas la faim ! pour moi il n’était pas normal de manger. Mais ceci dit je me portais comme un charme si ce n’est que ma mère ne trouvant pas cela normal fini par trouver un médecin qui prescrit un série de piqûres et j’ai fini par manger !

A la maternelle, je profitais d’un temps où les enfants étaient réunis dans la cours en attendant de rentrer au réfectoire, pour les faire rire, j’avais une troupe d’enfants autour de moi qui attendait ce moment. Je racontais des histoires et j’imitais la maitresse. j’étais très déçue quand un enfant quittait le groupe car pour moi c’était une sorte de mission, une journée était une bonne journée si j’avais fait rire beaucoup d’enfants. Plus tard on m’a inculqué que le monde est sérieux, la vie n’est pas faite pour s’amuser et bien qu’ayant gardé mon sens de l’humour j’ai appris qu’on ne pouvait pas rire n’importe où et avec n’importe qui.

Quand j’étais petite, je posais plein de questions à mes parents, car ce monde me paraissait bizare. Pour moi, tout ce qui se passait autour de moi n’était pas normal. Je ne comprenais pas pourquoi nous devions payer pour acheter un terrain et y construire une maison. je demandais  » a qui appartient la terre? »  aux hommes me répondait-on, si la terre nous appartient pourquoi on doit payer pour acheter un terrain ? on me répondait qu’on l’achetait à quelqu’un « oui d’accord mais le premier qui a eu ce terrain a qui il l’a acheté ? qui a dit au départ que ça lui appartenait ? » on me répondait  » ça appartient à l’état »  oui mais l’état ce sont des gens qu’on a élu pour nous représenter, ils ne sont pas plus que nous ? alors ça ne leur appartient pas pourquoi on devrait payer à l’état quelque chose qui nous appartient ? elle n’a pas tord disait mon père, tais toi disait ma mère !
Un autre jour, je posais des questions sur l’eau, pourquoi paie t’on l’eau qui nous appartient ?
je ne comprenais pas non plus pourquoi on devait travailler, qui avait décidé un jour de mettre cette drôle de chose en pratique, travailler pour gagner du papier ? je trouvais cela étrange et pas normal du tout, je pensais que les gens pouvaient simplement échanger leur compétences volontairement parce que ça leur faisaient plaisir de faire quelque chose et encore plus de le faire pour un autre, pourquoi se créer des obligations si on est libre ?
j’ai grandi avec tout un tas de ces questions sans réponses.
Le soir secrètement dans mon lit, je pleurais en me disant que je voulais retourner chez moi. Je ne savais pas où c’était chez moi mais j’avais la conviction profonde que ce n’était pas là.
j’avais aussi l’impression d’être coupée en deux, ou comme si on avait toujours été deux et qu’il me manquait un ou une jumelle, j’ai même fait des recherches dans les papiers de mes parents pour savoir si je n’avais pas été adopté, ou s’il y avait eu une jumelle ou un jumeau mort à la naissance, mais rien et pourtant j’avais toujours cette impression de manque d’une partie de moi.

L’école m’ennuyait, les premières semaines après la rentrée je lisais tous mes livres de cours, je retenais ce qui me semblait bon, tout le reste de l’année était une perte de temps à mon sens. j’étais une élève surdouée mais dissipée qu’on a essayé de faire rentrer dans le moule sans jamais y arriver. Car au final j’ai toujours fait que ce que j’ai voulu quand j’ai voulu n’est ce pas ça notre liberté ?

cb7e0935d4be5e8d0fefdc5ae3e12749--indigo-children-star-seedJ’ai évolué avec cette sensation de ne pas être chez moi dans ce monde, avec l’impression qu’il ne fonctionne pas de la façon qui pour moi serait naturel. Vivre dans une communauté de gens qu’on aime, échanger nos compétences, et nos savoirs, vivre en confiance dans le respect et le partage, s’installer où on veut et vivre comme on veut en respectant la nature, simplement parce que la terre nous appartient tout comme on lui appartient.
j’ai toujours su quand les gens mentaient et j’ai souvent su ce qu’ils ne montraient pas d’eux, je savais les choses avant qu’on me les disent. Parfois même je savais les choses qui allaient se produire avant qu’elles ne se produisent. Mais j’ai surtout appris à me taire. l’humain n’aime pas se sentir dévoilé.
Pour moi des valeurs comme la loyauté, la justice, l’honneur, la parole donnée, la confiance… sont évidentes, dans ce monde j’ai compris qu’elles ne sont qu’illusoire.
Quand je pense à ce monde, le premier mot qui me vient c’est illusion. Quand je rencontre quelqu’un je vois son âme, souvent les âmes sont belles, pleines de joie, d’amour et de bonté. Mais la personne à qui j’ai à faire n’est pas du tout en accord avec son âme. Souvent je reste perplexe car je m’attend à ce qu’une personne ait une réaction en accord avec son âme mais elle en a une autre qui ne lui ressemble pas du tout. Du moins pas a ce que je vois de son âme. C’est comme si chaque personne avait un masque. J’ai envie de lui dire « mais non , ce n’est pas toi , tu n’es pas comme ça » mais elle ne comprendrait pas. alors une fois de plus je me taie. Le pire c’est qu’ils ne savent même pas qu’ils ont un masque.
Quand je suis gentille, aimable, souriante les gens me fuient,  comme si cela cachait quelque chose, comme s’il avaient peur de l’amour qu’on peut leur offrir. Faut il que je sois comme eux ? mettre un masque et oublier totalement qui je suis ?
On se quitte souvent sur des non-dit, des mots d’amour qui restent  jamais en suspend.

blue-ray-indigoPendant longtemps j’ai cru qu’il y avait quelque chose qui clochait chez moi, que je n’étais pas adapté à ce monde
J’ai fini par m’isoler de ce monde d’illusion où les gens ont perdu leur âme, et je me sens seule, très seule, je me suis sentie seule depuis mon arrivée dans ce monde.
Un jour j’ai rencontré une personne, et pour la première fois de ma vie, je me suis senti entière comme si j’avais trouvé la moitié qui me manquait depuis si longtemps. Auprès d’elle je n’avais pas besoin de parler juste être en sa présence me permettait de le sentir entière et heureuse. Mais lui aussi à perdu le chemin de son âme. Celle-ci me dit qu’elle m’aime alors que lui reste de marbre.
Toujours ces non-dit …
Une fois de plus je me suis retirée dans ma bulle…

Mais maintenant je sais qu’il n’y a rien qui cloche chez moi, ce monde n’est pas mon monde, et je ne suis pas la seule il y en a plein d’autres comme moi. Nous avons une mission, même si j’ai du mal à croire que j’ai été suffisamment stupide pour venir dans cet enfer lol , nous sommes là pour aider les humains à s’éveiller et à retrouver le chemin de leur âme.
je sais que le dénouement est proche, très proche.

Et qu’ensuite je pourrais rentrer chez moi…

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