Être heureux est mon devoir

Mon épanouissement est ma première responsabilité. Si je me laisse aller à un pseudo-« oubli de moi », par exemple au profit des autres, je perds de vue le fait que la première personne dont je puisse réaliser l’épanouissement, c’est moi. Certes, une fois heureux, je peux donner un bon exemple et aider d’autres à être heureux. Mais si je me renie et me détruis moi-même pour la gloire d’aider les autres ou de leur enseigner l’épanouissement, je suis dans le mensonge reptilien et la manipulation par excellence.


L’autodestruction qui commence par ses propres renoncements et qui finit par la destruction totale de la planète, c’est au niveau émotionnel qu’elle se passe : au niveau de l’expression des émotions. Une émotion c’est par définition quelque chose qui « meut au dehors ». Si cela meut au-dedans, c’est de l’autodestruction car l’énergie se retourne contre soi au lieu de s’exprimer et d’être créatrice.

Peu importe comment elle est créatrice. Si elle est sincère, elle est à sa place et elle joue un rôle positif dans l’univers. L’émotion, ou le sentiment, qui ne s’exprime pas, est l’œuvre du malin. Ce n’est jamais la joie du divin. Il n’y a aucun bon prétexte à ne pas s’exprimer. Ne pas faire de mal ou autre, n’est jamais une bonne raison. Le seul service que je peux vraiment rendre à l’autre, c’est lui montrer quelqu’un qui s’épanouit, et donc qui manifeste sa sincérité émotionnelle. Ce sera contagieux.

Si je lui montre quelqu’un qui se renie, je l’invite à s’autodétruire. Ce n’est pas le meilleur service que je puisse lui rendre. Il n’y a donc pas d’alternative : tout ce qui, pour des motifs religieux, moraux ou autres, m’a appris à ne pas être moi-même peut être considéré comme manipulation de la part des ennemis de l’humanité qui ont mis au point religions et morales.
Par conséquent, la règle est très simple : être protégé spirituellement, c’est exprimer ses sentiments.

Tout faire pour s’épanouir, telle et la clef vibratoire de l’Être. Le « Plein-Être » comme dit Matéo. Et la Métaphysique nous en donne la preuve : « je suis un but, et je suis donc une énergie pour parvenir à ce but. Il s’agit d’un aspect personnalisé, incarné, du Grand But universel. Je ne peux renier cette incarnation du but car elle seule permet la réalisation du Grand But. L’émotion est positive lorsqu’elle manifeste qu’on va dans le sens de ce but personnel. Elle est « négative » dans le cas contraire. En aucun cas il ne peut y avoir contradiction entre le Grand but et le petit but égotique. C’est l’égo qui permet « Dieu ». Sans ma personnalité limitée, point d’Absolu ». Si j’y vois contradiction, c’est de par les fausses croyances introduites dans mon cœur par ceux
qui ont intérêt à ce que je sois divisé entre mon cerveau droit (mes sentiments) et mon cerveau gauche (ma raison), de façon à pouvoir s’introduire en moi par cette brèche.

Tout est clair. Ce n’est pas parce que je vais suivre mes désirs que je vais faire du mal à autrui. Si je le pense,c’est que la manipulation a déjà profondément introduit son poison. Il n’y a aucune raison que ma sincérité puisse nuire, au contraire. Ceux qui diraient « Hitler a suivi ses désirs et voilà le résultat » se trompent. En aucun cas Hitler n’était sincère. Il était possédé et manipulé, et à
aucun moment il n’a été épanoui. Son niveau vibratoire a toujours été très bas, et c’est d’ailleurs pour cela qu’il a influencé le plus grand nombre.

Il se peut que je sois manipulé. Chacun a le droit, aujourd’hui, de douter de lui-même, et de reconnaître que, quelque part, il a été possédé. Il est difficile d’y échapper. Beaucoup d’entre nous, donc, risquons de nuire en suivant ce que nous croyons être nos désirs.
Mais sont-ce bien nos désirs ? Cela va sans doute nous demander beaucoup de contemplation du Beau et du Vrai pour parvenir à retourner dans notre Maison, là où notre vraie sincérité réside. Nous le pouvons, et dès l’instant que notre intention est pure, nous y parviendrons. Même si pendant quelque temps nous restons dans l’erreur et continuons de faire des dégâts. Ils seront bien moindres que si nous persistons à nous interdire de vivre.

Si j’exprime mes sentiments, c’est-à-dire si je les exprime immédiatement et sans réflexion, ils pourront être sincères, justes, et acceptables par autrui. Sans faire de dégâts. Au contraire, si je les garde pour moi et ne les exprime finalement qu’après les avoir filtrés, raisonnés, organisés, stratégisés, ils deviendront forcément maladroits, inacceptables, mensongers, calculés, et entre temps je me serai détruit, j’aurai laissé le reptile en moi se développer ou s’installer, et je n’en tirerai aucun épanouissement.

Lorsqu’il y a colère, peur, volonté puissante ou désir spontané, il y a magie. Il y a création. Et je suis fait pour être un créateur, grâce à la sincérité de mes émotions. Si je les étouffe, je ne crée rien du tout, et dans ce cas mon destin est créé par les autres, en particulier par ceux qui n’attendent que cette aubaine pour parvenir à leurs fins.

Il n’y a pas d’émotions négative lorsqu’elle est sincère.
L’émotion la plus positive devient négative lorsqu’elle est refusée, réprimée, sous des prétextes positifs ou spirituels. Relisons les Psaumes de David qui prie « Dieu » pour qu’il élimine ses ennemis. C’est sincère. Ce n’est pas mal. Il est beaucoup plus « mal » et destructeur pour la planète de désirer toucher quelqu’un et ne pas le faire par peur de faire le mal. Voilà où nous en sommes après des siècles de manipulation de nos croyances profondes quand à la nature de l’Être. Il est temps de rouvrir notre regard à la simplicité.

L’émotion, c’est l’énergie issue des causalités mentales, qui finit par se manifester matériellement. C’est un processus hiérarchisé. Je crois à la réalité d’une certaine façon, par suite je pense d’une certaine façon, par suite je réagis émotionnellement et mes pensées en bien ou en mal donnent à cette énergie une autorisation ou une orientation qui la délimite dans l’espace et le temps, lui donnant des formes et des caractéristiques nouvelles, et la matière se manifeste.

La création dépend donc largement du mental, là où mon énergie et gérée. Ce mental est un fatras de peurs et de préjugés. Il est réactif le plus souvent, par rapport aux expériences passées. Tant qu’il n’est pas foi et prière. Un mental sans peur laissera l’énergie se manifester dans le sens d’une bonne incarnation. Pour que le mental soit sans peur, il faut qu’il relativise ce passé. Tout le monde en a un, mais ou bien on s’en réjouit, en se reconnaissant responsable de nos créations pour notre bien, ou bien on s’enchaîne à lui en ne l’acceptant pas. Dans ce cas, c’est lui qui a le pouvoir, et il devient impossible d’exprimer sainement ses sentiments

extrait « les 5 clefs de la résistance…Frank Hatem »