Je viens du Soleil – dernière partie

L’âme et le masque


Flavio – Je dois chercher une définition différente du mot « ami ». Nous sommes en train de faire un dictionnaire personnel.
Maman – Récemment, j’ai lu une belle définition : « l’ami, c’est celui à qui nous pouvons tout dire de nous-mêmes ».
Flavio – Elle est belle, mais elle ne peut pas me servir, au moins pour mes compagnons d’école. Tu sais bien que mon meilleur ami est Alexandre et que je lui montre seulement mon masque, il ne connaît pas le plus important de moi.
Maman – Qu’est-ce que c’est, ton masque ?
Flavio – Mon masque est ma personnalité. Je suis Flavio, un enfant de presque huit ans, assez bon élève, bon camarade, pas très bon en sport. Mais cela n’est qu’une petite partie de ce que je suis.
Maman – A moi peux-tu raconter qui tu es réellement ?
Flavio – Je te le raconte depuis que j’ai trois ans. Je suis une âme qui vient, avec beaucoup d’autres, aider dans les temps actuels. Maintenant je suis sur la Terre, cette planète tellement
physique qui est en train de commencer son cheminement spirituel. Pour arriver à la Terre, j’ai dû passer par le Soleil pour entrer dans ce système solaire. Ensuite, j’ai expérimenté la densité sur des planètes moins physiques que la Terre. L’univers est le corps physique de
Dieu et les humains en connaissent à peine une toute petite partie.
Nous pouvons dire qu’une âme naît en tant qu’âme quand elle se sépare du noyau d’essence divine. Elle passe par beaucoup de manières d’être, par diverses formes d’existence, et ensuite retourne au noyau enrichie par son expérience. Dans ce sens, mon âme
a beaucoup d’expérience, mais j’ai peu de pratique dans un monde si difficile. C’est pour cela que j’ai besoin de beaucoup d’aide.
Flavio, 7 ans

Extrait de « je viens du soleil »  de Flavio Cabobianco

La mort et le néant


« Il y a des mots qui existent seulement sur cette planète tellement physique, comme le mot néant et le mot mort.
Le mot néant en lui-même ne peut exister. Il peut exister rien de quelque chose, mais rien de rien n’a pas de sens, parce que toujours existe Dieu. Jamais quelque chose de Dieu ne peut disparaître ou ne pas exister.
Le néant est impossible, et aussi rien n’est impossible.
Si tu dis à un être très spirituel, à un ange par exemple, que certains humains croient au néant, il ne peut pas comprendre ; il se rend compte que ces humains sont très ignorants.
Certaines personnes croient que tout se termine avec la mort. Il est certain que quand l’homme meurt, son corps physique disparaît, mais l’homme ne meurt pas tout entier, son âme s’en va avec Dieu. On peut avoir un peu peur, parce que cesser d’être physique, c’est un
changement très grand. Mais c’est comme terminer l’école et ensuite continuer à apprendre, aller dans un niveau supérieur, ou à une école différente.
C’est-à-dire que la mort, comme aboutissement de la vie, n’existe pas ; la vie continue, de façon différente. Nous continuons à être une partie de la vie qui vient de Dieu et qui retourne à Dieu. »
Flavio, 6 ans

La vérité


Je suis entouré de livres, préparant une conférence, très absorbé. Flavio s’approche. Il me dit :
Flavio – Qu’est-ce que tu fais ?
Papa – J’étudie… je prépare un exposé.
Flavio – Pourquoi tant de livres ?
Papa – Pour voir ce qui a été écrit sur le sujet, et préparer ce que je vais dire.
Flavio – Ca, ce sont les vérités des autres. Tu dois regarder à l’intérieur de toi et dire ta vérité.
Papa – Pour moi, ce n’est pas si facile. C’est en lisant beaucoup que je suis arrivé à ma propre vérité.
Flavio – Bien sûr, à toi Dieu te transmet la vérité à travers les livres. Moi, je n’ai pas besoin de lire des livres. J’ai une connexion directe. Je sens la vérité.
Papa – Parfois, je pense que mes propres idées peuvent t’influencer et je ne veux pas faire cela.
Flavio – Non, ça ne peut pas m’arriver. Les êtres humains ont des idées, ils s’agrippent aux idées comme moi à ce coussin. (Il prend un coussin et il le serre contre lui.) Parfois, ils changent leurs idées pour d’autres qui leur plaisent plus ou leur paraissent plus intéressantes.
Moi, je ne peux pas changer mes idées parce que je suis ainsi. Les idées sont dans ma nature, elles sont ma nature, elles font partie de moi. (Il pose le coussin sur le sol et s’assied dessus.)
C’est pour ça que tu ne peux pas m’influencer. Mais tu peux m’aider beaucoup si tu m’enseignes des mots qui m’aident à expliquer ce que je sais déjà.
Papa – Comment est-il possible que tu viennes avec la connaissance de concepts qui m’ont coûté des années de travail pour les découvrir et les comprendre ?
Flavio – C’est l’amour qui aide. Maman et toi êtes venus à travers l’amour de vos parents, qui s’aimaient assez. Mais l’amour de maman et de toi était encore plus grand, parce qu’il était moins personnel. C’est pour cela que j’ai pu maintenir ouverte la connexion.
Flavio, 6 ans

Extrait de « je viens du soleil »  de Flavio Cabobianco